Les Nouveaux Héros (2015)

 nv_afficheAprès le gros Lucas et son équipe de Jedi, c’est donc le vieux Stan Lee qui a rejoint les rangs de ce qui semble être une version cinématographique du PSG nouvelle génération : de l’argent, des gros noms et des promesses pour, au final, un résultat plus que moyen, en tout cas pour l’instant, attendons la fin de l’année et le prochain Star Wars avant de juger définitivement le résultat et l’intérêt de ces partenariats.

Dire que j’étais sceptique à l’annonce de la sortie de Big Hero 6 est un euphémisme. Pour tout vous dire, ce film m’a enthousiasmé autant que le prochain Star Wars, ou que le prochain cours magistral de vidéotransmission.

Non sérieusement, je l’attendais quand même un peu. On a eu deux très bons Disney en deux ans, Les Mondes de Ralph (Wreck-It Ralph) fin 2012, et le très célèbre mais trop chanté Frozen (La Reine des Neiges pour nos amis anglophobes) fin 2013, donc pourquoi Disney ne continuerait pas sur sa bonne lancée ?

Bon déjà, je passerai outre cette petite incohérence dans la date de sortie française ; le film est sorti le 11 février dernier dans l’hexagone, alors que les petits américains auront déjà la chance de profiter du DVD la semaine prochaine. Un peu dommage, mais pas si illogique lorsque l’on sait que la première diffusion mondiale eut lieu en Azerbaïdjan (30 points au Scrabble, impossible à placer sur une carte) le 25 octobre 2014.

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Le film est donc une adaptation de Big Hero 6 (la traduction Les Nouveaux Héros n’existe pas dans les comics), une équipe de super-héros de l’univers Marvel dont font partie les Spider-Man, Hulk, Thor, X-Men ou encore Les Gardiens de la Galaxie, dont l’adaptation au cinéma était plutôt réussie. Ce n’est cependant pas une adaptation totale du comic. En raison de droits d’auteurs accordés à la Fox, plusieurs « héros » n’apparaissent pas dans le film comme le « Samouraï d’argent » vu dans le dernier Wolverine. Wasabi, asiatique dans la BD devient afro-américain, Hiro change de nom de famille et devient américano-nippon, comme si l’adaptation avait été érigée par un scénariste allergique aux sushis. Enfin, le lieu de l’action et l’histoire ont également évolué. Bon ok, en fait « adaptation » ici signifie : « on reprend les persos principaux et le reste on le fait à notre sauce. »

Pour commencer, passons rapidement sur les points qui font la force des Disney depuis plusieurs longs-métrages d’animation. Tout d’abord, c’est beau, c’est très beau, les animations sont fluides, parfaitement réussies, la ville de San Fransyoko est magnifique tout comme l’ambiance générale du film bien portée par la bande sonore, pas exceptionnelle, mais terriblement efficace. Les doublages originaux ont été bien choisis, bien qu’aucunes superstars américaines ne figurent au casting. Pour nous autres français, Disney a choisi Kyan Khojandi, le héros de Bref, et Maxime Baudouin, qui a notamment doublé Christopher Mintz-Plasse, le méchant de Kick-Ass, donc rien à redire à ce niveau-là.

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Le film raconte l’histoire d’Hiro Hamada, jeune américain de 14 ans, surdoué et fan de nouvelle technologie qui monte une équipe de super-héros avec des amis ingénieurs pour sauver la ville de San Fransyoko de la destruction. Voilà, je ne peux pas en dire plus sur le scénario sans vous spoiler certaines scènes du film. Un scénario qui peut paraitre un tantinet simplet, et c’est clairement le cas. En même temps, il s’agit d’un film d’animation destiné aux plus jeunes d’entre nous, donc c’est assez compréhensible, mais je trouve, par exemple, le scénario de La Reine des Neiges plus poussé et plus intéressant que celui de Big Hero 6.

Un scénario aussi vide qu’un verre d’alcool après une soirée à Marly, porté péniblement par un groupe peu, voire pas du tout charismatique composé d’un jeune brun, un gros black à dreadlocks, un hippie, une fille un peu rebelle, une autre un peu à l’ouest et une grosse mascotte. Un grand classique quoi. Hiro, notre héros est souvent insupportable, arrogant et agaçant. Il n’y a que Baymax, frère jumeau du bonhomme Michelin, naïf, drôle et plutôt bien exploité, qui arrive à maintenir le film au-dessus du seuil de bouse totale.

nh_1Et les méchants dans tout ça ? Non sérieusement, ce n’est pas gentil de se moquer des handicapés. J’ai rarement vu un vilain aussi peu charismatique, effrayant et crédible, en plus d’être très peu présent. On le voit tellement peu au final qu’il aurait pu être crédité en tant que caméo au générique.

Au final, Big Hero 6 est un film qui se laisse regarder si vous avez vraiment 7€50 à dépenser et que vous voulez reposer votre cerveau après un partiel d’optique un peu foiré, mais sinon ça reste une bonne grosse arnaque comme sait les pondre ce bon vieux Disney. A oublier donc.

Note : Restez jusqu’à la fin du générique pour découvrir une scène bonus, sans doute la plus intéressante du film.

 A.

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