Whiplash (2014)

C’est avec un casque sur les oreilles que je commence cette critique. Une playlist Youtube jazzy bien rythmée portée par un petit chef d’œuvre musical : Whiplash. Un titre assez évocateur pour moi, fan de Metallica, d’autant plus que cette chanson a plusieurs points communs avec son homonyme Whiplash, composée par le groupe de métal californien, et présent sur leur premier album Kill ‘Em All sorti en 1983.

W_afficheÉvidemment, comparer du métal et du jazz peut sembler chaotique, mais les deux titres dégagent la même puissance, la même violence, symbolisées par les paroles composée par James Hetfield, chanteur de Metallica (L’adrénaline monte en toi, Tu agis comme un cinglé, Whiplash), un message que passe également la version jazz, sans paroles cette fois.

Un message d’autodestruction, de folie qui résume assez bien l’histoire de ce film, celle d’un batteur de jazz, Andrew Neiman, prêt à tout pour rejoindre la Cour des Grands, celle des légendes du jazz.

Un personnage bien exploité dont le comportement et la santé mentale se dégrade de manière exponentielle, pour atteindre le seuil de la folie à la fin du film, au point de laisser plusieurs gouttes d’hémoglobines sur les toms et les cymbales de sa batterie.

Une autodestruction facilitée par son professeur de musique, Terence Fletcher, interprété par le génial J.K.Simmons, connu pour avoir joué Jonah Jameson dans Spider-Man ou encore le père de Juno dans le film du même nom, et récompensé d’un Oscar, celui du meilleur acteur secondaire, pour ce rôle de professeur trop autoritaire. C’est lui qui applique en quelque sorte le Whiplash (Coup du lapin en français) en harcelant, violentant, et en insultant l’intégralité de ses élèves. En les poussant à bout et en les humiliant de manière assez sadique, de manière verbale, voire physique par moment. Un personnage que l’on trouverait parfois attachant et amical tant l’interprétation de l’acteur américain est formidable.

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Des interprétations qui peuvent, néanmoins, paraître un peu clichés et dramatisés par moment comme l’affirme Benoît Parmentier dans une interview accordée au site internet Konbini (http://www.konbini.com/fr/entertainment-2/jazz-konbini-whiplash-batteur/). Il critique notamment les blessures du batteur (« […] les mecs ne devraient pas se retrouver aux urgences ! C’est bien pour le film, mais en vrai ça n’existe pas. ») ou les soi-disant concurrences entre batteurs (« ça n’existe pas, […] Tout le monde est sur le même bateau, pas de guerre »). Une interview assez intéressante que je vous conseille vivement.

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Whiplash est donc un très bon film, scénaristiquement parlant, mais bizarrement plus sublimé par l’image que par le son, bien que le film est remporté à la fois l’Oscar du meilleur montage ET celui du meilleur mixage de son. En effet, ce dernier est parfois hasardeux, en témoigne la scène finale du film, qui, mieux exploitée, aurait pu être encore plus belle et plus prenante.

Un film qui mérite donc sa place de nominé dans la catégorie du meilleur film aux Oscars de cette année, avec un acteur (J.K Simmons) qui mérite celui du meilleur acteur dans un second rôle, mais malheureusement un peu raté au niveau du mixage sonore (bien que la bande originale soit très bonne), ce qui, néanmoins, n’empêchera pas la majorité d’entre vous d’apprécier le film.

A.

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