Seul sur Mars (2015)

305329Seul sur Mars, dernier film en date du célèbre et brillant Ridley Scott, qui avait révolutionné le cinéma du genre avec le film qui le révéla au grand public : Alien, le huitième passager (1979).

Est-ce qu’on pourra en dire autant avec son dernier film? Probablement pas.

Là où Alien avait su innover dans son approche du film de science-fiction, on se retrouve ici avec un film certes original du point de vue de la situation (un homme se retrouve seul sur une planète inhospitalière et va devoir survivre plusieurs années), mais le développement du film est tout ce qu’il y a de plus banal. Évidemment il serai injuste de juger Seul sur Mars uniquement par rapport à Alien, alors concentrons nous sur le film en lui-même.

Seul sur Mars nous raconte l’histoire de Mark Watney (Matt Damon) un astronaute laissé pour mort par ses compagnons, qui ont dû quitter la planète rouge après une tempête de sable particulièrement violente. Livré à lui-même, Mark va devoir faire preuve d’intelligence pour tenter de survivre et de contacter la Terre.

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Ce synopsis particulièrement intéressant pose la question non moins intéressante : comment rendre un film intrigant et passionnant avec un personnage seul dans un milieu donné, qui n’a aucun moyen de communication ?

Ridley Scott choisi pour cela un moyen ingénieux, le journal de bord numérique. Ainsi, Mark nous donne constamment son opinion sur sa situation ainsi que son avis sur sa technique pour rester en vie à travers des vidéos. L’idée aurait pu être bonne mais son utilisation est trop limitée, le personnage restant parfaitement lucide et peu inquiet par rapport à ce qui lui arrive.

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Et c’est là le grand problème du film : on ressent très peu le danger. Pourtant les 15 premières minutes auraient pu laisser présager le contraire, on y voyait des scènes très violentes et très crues (Mark qui retire un morceau de métal de son ventre).

Malheureusement le film tourne très vite en histoire de survie bon enfant, les péripéties se succédant sans réel suspense jusqu’à une fin qui frôle le ridicule.

Ajoutons à cela une mise en scène discrète, malgré de très belles images de planètes vues de l’espace et des effets spéciaux impressionnants, et le film de Ridley Scott peine à nous faire vibrer comme il aurait pu, comme il aurait dû.

Finalement, Seul sur Mars peut simplement être résumé à un mélange obscur entre la tension d’Apollo 13, la beauté solennelle d’Interstellar, et le Happy End de Gravity.
 Malheureusement ici, la sauce ne prend pas.

G. Tardif

 

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