À TOUTES LES SAUCES

ORANGE IS THE NEW BLACK / SAISON 3 (2015)

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Les vacances d’été sont achevées et ont été l’occasion de faire un petit binge watching de nos séries préférées ou d’en découvrir de nouvelles. La troisième saison d’Orange Is The New Black est sortie le 12 juin dernier et la Sauce ¾ vous propose une petite analyse des nouvelles aventures des prisonnières de Litchfield garantie SANS SPOILERS ni de cette saison, ni des précédentes.

Un petit résumé pour les néophytes de la série. Orange Is The New Black c’est l’histoire de Piper Chapman, une jolie blonde, fille à papa modèle qui se retrouve en prison en raison de son implication dans un cartel de la drogue une dizaine d’année auparavant. On y suit son intégration et sa vie en général derrière les barreaux.

Pour la troisième année consécutive donc, Jenji Kohan, connue pour avoir créé l’excellente série Weeds, nous embarque dans la prison pour femme de Litchfield. OITNB est LA série phare de la société de vidéo à la demande Netflix, l’équivalent de Game Of Thrones pour HBO. Une saison 3 très attendue, après une deuxième saison qui avait connu une petite baisse d’intensité par rapport à son prédécesseur. Une attente qui augmente sans doute la déception à la fin du treizième et dernier épisode de cette saison, qui a vu la série clairement perdre en intensité une nouvelle fois. A moins que ce sentiment ne soit le résultat d’une certaine monotonie apparente après deux saisons.

La force de cette série est la capacité à suivre une trentaine de détenue de manière plus ou moins équitable, et de faire de leurs histoires respectives une multitude de scénarios complémentaires pour former une trame principale. En effet, on ne suit pas uniquement l’histoire de Piper, mais celles de toutes ces personnes enfermées, grâce notamment à des flashbacks permettant d’en savoir plus sur leur passé criminel. Ces flashbacks ont malheureusement perdus en intérêt dans cette saison tout comme les multiples histoires au cœur de la prison de Litchfield. Pas un seul des personnages ne sort du lot, pas une seule trame super passionnante, pas de quoi casser trois pattes à un canard.

Comme précisé précédemment, ce n’est pas un mais une trentaine de personnages principaux qui composent cette série qui sort de l’ordinaire. Piper Chapman, personnage principal dans la première saison n’est plus que l’égal de ces camarades de cellule. Et ce n’est pas pour nous déplaire. Pour vous expliquer ce sentiment sans spoilers, disons simplement que Taylor Schilling (l’interprète de Piper) n’est plus crédible pour incarner la nouvelle personnalité de la jolie blonde.

Pour les autres, rien à redire, la mixité et l’originalité des personnalités des différentes détenues rendent la prison de Litchfield plus passionnante qu’une prison banale. D’autant plus que l’on se surprend à aimer des personnages détestables dans les premiers épisodes et vice-versa. Les quelques nouveaux visages arrivés cette saison apportent un souffle nouveau à un casting qui a la bonne idée de se renouveler constamment tout en gardant les fortes têtes qui ont fait la force de la série. Là encore, je ne détaillerai pas les caractéristiques de ces nouveaux personnages pour ne pas vous gâcher le suspense.

orange-is-the-new-black-saison-3-netflixPour finir sur les personnages, soulignons simplement que les gardes et autres dirigeants ont également leurs places dans le scénario, et que chacun a une histoire bien à lui, presque parfois aussi intéressante que leurs homologues prisonniers.

En conclusion, la troisième saison d’Orange Is The New Black nous laisse sur notre faim, mais se laisse cependant regarder car la série n’en reste pas moins un minimum intéressant. Une saison qui mérite donc d’être visionnée si elle n’a pas déjà trouver sa place dans votre binge-watching estival.

A.

 

DOSSIER: LE BALLON ROND AU CINEMA

A moins d’une semaine de la première édition des ‘3/4 de foot’, la Sauce Trois Quarts vous propose le parcours de ce sport au cinéma avec une petite sélection de film qui ont marqué à leur manière leur génération.

Parfois bon, souvent mauvais, c’est ainsi que l’on pourrait résumer les films de football au cinéma. Il faut dire que la plupart des longs-métrages souffrent de leur scénario parfois peu poussé qui se résume souvent à du ‘Ok, on est une équipe de merde et on va essayer de gagner la Ligue des Champions’ comme dans Les Seigneurs, film d’Olivier Dahan sorti en 2012 et qui réunit « la crème » des humoristes français tels que José Garcia, Franck Dubosc ou Gad Elmaleh pour ne citer qu’eux. L’histoire pathétique d’un ancien grand footballeur devenu alcoolique, qui tente de monter une équipe en Bretagne pour battre l’OM en 32e de finale de la Coupe de France. Le film, ce sont les fameux Cahiers du Cinéma qui le résume le mieux : « Mal écrit, filmé avec les pieds »

LS

Une histoire pas beaucoup plus attirante à première vue pour Shaolin Soccer, sorti en 2001 et réalisé par le hongkongais Stephen Chow, qui suit une équipe de football amatrice qui se sert des arts martiaux comme gestes techniques (un peu comme Zlatan/ https://www.youtube.com/watch?v=T0B2IKXRs3Y ). Là encore, l’objectif est de rivaliser avec les meilleurs. Un scénario qui ne vole pas haut mais bien exploité par l’effet comique de la chose. Le film connaitra un tel succès que des producteurs tenteront d’exploiter le filon en sortant Shaolin Basket quelques années plus tard, avec beaucoup moins de réussite.

didier Shaolin_soccer

Le comique justement, est ce qui a apporté le plus de films (et de navets ?) et l’industrie du cinéma footballistique. En dehors des deux films cités précédemment, de nombreux réalisateurs ont porté le sport le plus populaire de l’Hexagone au cinéma, à commencer par Didier d’Alain Chabat en 1997. Bon, certains diront que le foot n’est pas l’élément central de l’histoire, et il est vrai qu’Alain Chabat en chien est plus marquant, mais dois-je rappeler que le chien marque un but au PSG à la fin du film ? Un film qui ne casse pas 5 pattes à un caniche, mais qui a le mérite de nous divertir pendant un peu plus d’une heure et demie.

Je n’ai pas envie de m’attarder sur les comédies, donc je vais citer deux derniers films de ce registre avec 3 Zéros, de Fabien Onteniente avec Stomy Bugsy en sosie raté de Nicolas Anelka et Les Crocodiles du Botswanga, de Lionel Steketee et Fabrice Éboué avec Thomas N’ Gigol, en dictateur. Comme pour Didier, on peut se demander si le football est vraiment le thème principal du film vu que l’on ne voit plus de ballon de football dès la dixième minute. Deux films à oublier donc.

Le football ce n’est donc pas terrible en comédie, mais ce n’est pas forcément mieux lorsque l’on rajoute un côté dramatique. Les Petits Princes De Vianney Lebasque, est considéré comme une comédie dramatique pour je ne sais quelle raison, vu que l’on n’esquisse pas un sourire de tout le film. Assez sombre, il raconte l’histoire de JB, grand espoir du foot français qui rentre dans une réplique de Clairefontaine malgré des problèmes cardiaques qui l’empêcheraient de pratiquer le soccer à haut niveau si cela se savait. Je vous laisse deviner la fin.

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Une sorte de Joue-la comme Beckham au masculin moins bien réussi que la version originale (qui ne volait déjà pas très haut), qui a notamment permis à la très jolie Keira Knightley de se dévoiler au grand public avec son interprétation de Jules Paxton, la meilleure amie de Jess Kaur Bhamra, l’héroïne de cette fiction, qui découvre le football et tente de devenir l’une des meilleures joueuses de soccer au monde. Le film ressemble malheureusement à un téléfilm allemand de Noël à certains moments avec quelques clichés évitables ou qui auraient pu être mieux exploités.

Les Rayures du Zèbre de Benoît Mariage est un peu plus comique que Les Petits Princes, mais possède ce côté dramatique qui rend le film un tant soit peu intéressant. Benoît Poelvoorde en agent de football est sans doute l’élément qui sauve le film d’être un navet complet. A la fois capable d’être drôle et attristant, son personnage dénonce les méthodes utilisées par les européens pour attirer de jeunes joueurs africains sur le vieux continent.

LFEUn film bien en dessous du dernier drame comique de notre sélection : Looking For Eric de Ken Loach, qui avait auparavant réalisé My Name Is Joe en 1998 déjà sur le thème du ballon rond. Eric pour Éric Cantona évidemment, le meilleur joueur de l’histoire de la Premier League (la L1 anglaise) selon les anglais themselves rien que ça. Eric comme le nom du personnage principal, Éric Bishop, fan de Manchester United et qui a une vie de merde pour faire simple. Mais heureusement notre Canto national l’aide à reprendre sa vie en main en apparaissant dans ses hallucinations parfois suicidaires. Un film qui remportera un Prix à Cannes en 2009, largement mérité.

Comment parler de comédie dramatique footballistique sans parler du premier du genre : Coup de tête deuxième film de Jean-Jacques Annaud. L’histoire de François Perrin, un ailier dont la vie part en vrille après avoir blessé le joueur vedette de son équipe. Le film varie entre comique et drame sans pour autant atteindre la qualité des futurs longs-métrages du réalisateur que sont L’Ours ou La Guerre du Feu.

Cinq ans plus tard, Jean-Pierre Mocky réalise A mort l’arbitre avec Eddy Mitchell dans le rôle-titre de l’arbitre qui se fait menacer de mort pour avoir siffler un pénalty entrainant la perte des « Jaunes et noirs » dont les supporters ne sont pas connus pour leur tendresse. Racistes et violents, ils sont une dénonciation du hooliganisme naissant en France, mais déjà bien présent en Angleterre. Encensé par la critique, le film sera néanmoins un échec commercial, mais est considéré aujourd’hui comme étant un film culte du cinéma français, d’autant plus que le hooliganisme est toujours d’actualité.

cdtRetournons en Angleterre, berceau des Hooligans, pour la dernière fiction de notre sélection. Ça aurait pu être Hooligans, mais penchons-nous sur The Football Factory, adaptation de l’excellent roman du même nom écrit par John King. Là encore, il s’agit d’une critique des Hooligans, archi-présent dans les stades anglais. Tom, supporter de Chelsea, chômeur et un tantinet raciste ne vit que pour le football. Un quotidien animé par le sexe facile, les bières et parfois la drogue. Une satire magnifique du réalisateur Nick Love qui, malheureusement, ne connaitra pas le même succès que la version papier de l’histoire.

Nous fermerons cet article avec une liste de documentaires sur le ballon rond. A commencer par l’indéniable Les Yeux dans les Bleus, qui nous rappelle qu’impossible n’est pas français. Un documentaire qui restera culte grâce à la fameuse réplique du sélectionneur Aimé Jacquet : « Muscle ton jeu Robert ! » mais qui a l’avantage de nous faire découvrir les coulisses de cette success-story pour notre plus grand bonheur.

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Les documentaires sont nombreux, et il y a eu sur tous les joueurs ou équipes de légendes : Maradona par Emir Kusturica, Zidane, Pelé, Cruyff, Ronaldinho ou l’OM 93, vainqueur de la Ligue des Champions pour ne citer qu’eux. On en retiendra deux parmi toute cette liste : Once in a Lifetime documentaire de Paul Crowder sur les New York Cosmos, équipe des années 70 qui avait réussi à réunir Pelé, Cruyff, Beckenbauer ou en Carlos Alberto à coups de dollars. Un club pas comme les autres où la drogue, les luttes de pouvoir et les soirées mondaines ont été les principales attractions de ce club éphémère.

Le deuxième raconte une histoire plus tragique, celle du colombien Andrès Escobar, assassiné par des narcotrafiquants pour avoir marqué contre son camp lors de la Coupe du Monde 1994 aux États-Unis, causant par la même occasion l’élimination de son équipe. The Two Escobars relate la tragédie des deux hommes ayant animé le football colombien du début des années 90, Andrès Escobar, capitaine de l’équipe nationale, et Pablo Escobar, baron de la drogue et à l’origine de nombreux trucages de matchs de football.

Pour conclure cette chronique en beauté (mais surtout parce que je n’ai aucune autre idée plausible de conclusion à cet article), reprenons une citation de Saint Zinédine Zidane, qui pourra s’appliquer mercredi prochain sur la pelouse du Stade Vauban : « Les performances individuelles, ce n’est pas le plus important. On gagne et on perd en équipe. »

A.

 

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Une réflexion sur “À TOUTES LES SAUCES

  1. Super dossier ! Il y’avait cependant aussi « Believe » de David Scheinmann. Petit film sympathique qui romance la retraite de Matt Busby, entraîneur de Manchester pendant plus de 20 ans, sorti en 2014 si je ne m’abuse, qui méritait peut être une petite place dans cet article.

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